Né le 11 Juillet 1961 à Auchel (Pas-de-Calais)

• Plusieurs expositions personnelles, invité d’honneur, et participation à de nombreuses expositions de groupe en France et à l’étranger.

L’univers dans lequel a grandi Vincent Ducourant (son père, René, est également un artiste peintre reconnu) a développé son sens artistique et aiguisé sa sensibilité d’artiste. Ce n’est pourtant qu’à l’âge de 25 ans, que la passion de la peinture lui (re)tombe dessus…

Son talent fait de lui aujourd’hui, 20 ans après, un artiste confirmé et le mène à de nombreuses distinctions régionales et nationales.

De plus en plus colorée et gestuelle, sa peinture est pleine de spontanéité, de force et de vie. Il ne s’en dégage pas moins une extrême sensibilité et une réelle communion avec le sujet.

Vincent Ducourant vise l’essentiel et évite la surcharge du détail… « La restitution par la peinture de la réalité et de nos sentiments ne supporte pas l’encombrement du détail matériel car elle ne s’adresse pas à des yeux observateurs, mais au vécu de notre affectif… ». L’émotion, nous dit-il encore, « ne vient pas de la chose regardée, mais du rapport entre elle, sa simple présence, son action, et notre « soi » avec toute sa sensibilité… ».

L’artiste pense et travaille sa peinture avant tout comme une abstraction.

Priorité à la ligne, à la couleur, aux formes… C’est cependant bien par choix déterminé qu’il la garde figurative « car issue du vécu de l’homme » nous confie-t-il, « plus porteuse d’émotions humaines »…

Le résultat est là… Une œuvre en « douce puissance », nerveuse, presque violente de spontanéité jusque dans les sujets les plus paisibles, sans doute pour nous rappeler que l’émotion n’attend pas… « Je m’attache à rendre, par le mouvement que je souhaiterais voir prolongé, ou par le statisme que je voudrais vivant de l’intérieur, ces instants vibrants d’un laps de perception… »

Pas le temps donc, de se disperser dans l’anecdotique ou le détail. Et il cite volontiers Gauguin : « Ne finissez pas trop… , une impression n’est point assez durable pour que la recherche de l’infini détail ne nuise au premier jet… ».

Ses sources d’inspiration sont nombreuses et variées, dépendantes des différentes périodes et humeurs. Les « expirations » que concrétisent ses toiles le sont tout autant, par le traitement, par la couleur. L’artiste refuse la monotonie d’un style trop étroit… Point commun cependant : c’est que toutes, elles respirent…

François BERNELIN (2001)